Une Histoire rien que pour toi

 

AÏNHOA

 

Index :

Chapitre 1(15/09/2008)
Suite (16/09/2008)
Suite (17/09/2008)
Suite (18/09/2008)
Suite (19/09/2008)
Chapitre 2 (20/09/2008)
Chapitre 3 (21/09/2008)
Suite (22/09/2008)
Suite (23/09/2008)
Suite (24/09/2008)
Suite (25/09/2008)
Chapitre 4 (26/09/2008)
Suite (27/09/2008)
Suite (28/09/2008)
Suite (30/09/2008)
Suite (01/10/2008)
Suite (03/10/2008)
Suite (06/10/2008)
Suite (09/10/2008)
Suite (14/10/2008)
Suite (16/10/2008)

Raconter par Véronique

 

 

Chapitre 1

 

En rentrant de l'école, Lucie sautilla tout le long du chemin pour forcer sa maman à marcher plus vite. Lorsqu'au détour de la rue, elle aperçut le nouveau lotissement, son cœur bondit dans sa poitrine. Les maisons étaient presque toutes semblables, petites et beiges, imbriquée comme des Lego. Lucie était très fière de voir la sienne se distinguer des autres.

Sa mère était artiste et avait une passion pour les couleurs vives et lumineuses. Elle avait donc peint la porte d'entrée d'un rose vif.

Mais ça n'était pas la maison qui la rendait si heureuse. Elle avait tout simplement hâte de retrouver ses quatre nouvelles amies. Une fois rentrée, elle traversa en courant le salon et déposa son cartable dans la cuisine. Elle allait ouvrir la porte donnant sur le jardin, mais sa maman l'obligea d'abord à goûter. Quelques minutes plus tard, après un jus d'orange et des biscuits maison, Lucie put enfin s'élancer dans l'herbe. Elle se glissa sous le grillage qui séparait le rectangle de jardin ennuyeux d'un petit terrain parsemé de fleurs des champs. Les jambes battant les herbes hautes, les pissenlits et les coquelicots, Lucie fredonnait la chanson que l'une de ses nouvelles amies lui avait apprise.

En apercevant la maison de poupée installée sous le chêne, la petite fille ne put s'empêcher de sourire.

Sa maison de poupée ressemblait à toutes les autres et portant, elle n'avait rien d'ordinaire. Car même si cela paraissait incroyable, c'est là qu'avaient choisi de vivre les nouvelles amies de Lucie: quatre véritables fées!

La première fois que Lucie les avait rencontrées, elle n'en avait pas cru ses yeux.

Un soir, elle avait oublié sa maison de poupée sous le vieux chêne, le lendemain matin, quelle n'avait pas été sa surprise de découvrir que quatre minuscules fées, nommées Campanule, Marguerite, Eglantine et Perce-neige y avaient élu domicile!

Ensemble, Lucie et les fées avaient transformé la simple maison de plastique rose en merveilleux foyer. Campanule avait décoré les murs de dessins réalisés avec des fleurs pressées, des pétales de rose habillaient le canapé et des rideaux à pois bordaient les fenêtres.  Elles avaient même confectionné une guirlande qui scintillait et protégeait leur foyer des ténèbres grâce à la douce lumière féerique.

Enfin, Lucie avait inscrit "La Maison des Fées" avec de jolis caractères au-dessus de la porte d'entée avant de l'offrir à ses amies. Maman lui avait heureusement permis de la laisser sous le chêne, au beau milieu du terrain vague.

Lucie était ravie de voir que la maison des Fées se fondait petit à petit dans le paysage, notamment grâce aux fleurs roses et mauves que Perce-Neige avait accrochées aux fenêtres. Et plus l'été approchait, plus la maison disparaissait derrière les hautes herbes.

 

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 15 septembre 2008

LA SUITE ;-))

Marguerite et Perce-Neige passèrent la tête par la fenêtre de la chambre de Campanule et firent de grands signes à Lucie.
- Hourra, te voilà de retour, cria Marguerite.
- Viens nous rejoindre, lui proposa Perce-Neige. Mais il faut d'abord te rétrécir !

Lucie sourit de toutes ses dents : elle était impatiente de pouvoir s'amuser ... comme une petite fée ! Elle s'accroupit près de la maison et posa son doigt sur la poignée que Campanule avait enchantée grâce à la poudre de fée. Elle murmura ensuite la formule :
- Je crois aux fées, je crois aux fées, je crois aux fées.

 

 

Un délicieux frisson la parcourut lorsqu'elle ressentit un picotement au sommet de son crâne. Puis un bourdonnement assourdissant résonna à ses oreilles alors que tout autour d'elle lui semblait de plus en plus grand. Bien évidemment, c'était Lucie elle-même qui devenait de plus en plus petite. En moins d'un instant, elle fut aussi minuscule qu'une fée !

Alors qu'elle était sur le point d'ouvrir la porte, Lucie aperçut Eglantine et Campanule qui filaient à vive allure près de l'arbre. Campanule volait en tête, mais Eglantine, qui la suivait de près, tendit le bras pour saisir le pied de Campanule.

Campanule aperçut Lucie et ralentit pour lui faire signe. Eglantine en profita pour toucher sa cheville en hurlant triomphalement "Chat!".
- Ça n'est pas juste, s'écria Campanule, qui flottait dans les airs, les deux poings sur les hanches. J'ai ralenti pour dire bonjour à Lucie !

Eglantine passa une main dans sa chevelure flamboyante avant d'exécuter une pirouette d'un air moqueur.
- Personne n'a dit "Pouce!", donc ça compte ! lança-t-elle. C'est toi le chat, haha !
Là-dessus, elle doubla Campanule à toute allure en lui tirant la langue au passage.

Campanule se jeta alors sur Eglantine et Lucie éclata de rire en voyant les deux fées se chiffonner les ailes et se donner des coups de pied. Elles étaient les meilleures amies du monde, mais avec leurs caractères impossibles, elle se disputaient sans arrêt.

Puis Marguerite et Perce-Neige sortirent de la maison et serrèrent Lucie dans leurs bras. Eglantine et Campanule finirent par s'écraser sur le sol, avant de se relever en époussetant leurs vêtements, oubliant leurs chamailleries. Elle rejoignirent gaiement leurs amies.
- Nous avons fabriqué une corde à sauter avec des brins d'herbe tressés, dit Perce-Neige. Elle tira de sa poche une longue corde verte pour la montrer à Lucie. Tu joues avec nous ?
-Bien sûr, répondit Lucie, mais je dois d'abord vous parler de quelque chose de très important, au sujet de votre mission.

Perce-Neige replongea aussitôt la main dans sa poche et en sortit un rouleau de papier qui leur avait été remis par la Reine des Fées elle-même. Il indiquait :

Mission féerique N° 45826
Par ordre royal de sa Majesté la Reine des Fées
De terribles nouvelles sont parvenue jusqu'au Royaume des Fées.
Comme vous le savez, le Chêne magique est le portail secret qui relie le
Royaume de Fées au monde des humains.
Seul cet endroit peut servir de point d'arrivée pour le transport des fées
par le tourbillon magique.
Des humains ont prévu d'abattre notre arbre magique et de construire
une maison sur le même terrain. Si cela venait à se produire, les fées
seraient alors incapables de venir en aide aux gens et à la nature.
Vous devez empêcher un événement aussi dramatique et vous assurez
de la sécurité future du chêne.
Vous serez alors autorisées à regagner le Royaume des Fées.

Par décret de son Eternelle Majesté,
La Reine des Fées

P.-S. : vous aurez besoin de chacune des douze pierres de naissance
pour réunir la magie nécessaire au sauvetage de l'arbre -hâtez-vous,
car le temps presse !

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 16 septembre 2008

 

LA SUITE ;-))

 

Les fées avaient déjà découvert que la bague de Lucie, offerte par sa tante Jeanne, était un grenat et la pierre de janvier. Elle possédaient donc une première pierre, mais il leurs manquait toujours les onze autres. Lucie avait fait une recherche dans la bibliothèque de l'école. Elle avait trouvé la signification des douze pierres de naissance. Certaines étaient extrêmement précieuses, comme le rubis, le saphir ou l'émeraude, et Lucie se demandait bien comment mettre la main sur des pierres d'une telle valeur.

- Maman m'a appris que l'homme qui a fait bâtir notre maison et le reste de la résidence s'appelle Max Tournier, expliqua Lucie. Je parie que c'est lui qui veut abattre le chêne!
Et l'une des filles de ma classe se nomme Tiphanie Tournier. C'est une vraie peste qui ne fait que des bêtises. Maman dit qu'il s'agit de sa fille.

Les découvertes de Lucie semblèrent impressionner les fées.
- Le problème, c'est que Stéphanie ne me parle jamais parce qu'elle pense que je suis beaucoup trop sage, poursuivit Lucie. Comme je voulais en savoir davantage sur les intentions de son père, je me suis assise à côté d'elle à la cantine aujourd'hui, mais elle ne m'a pas adressé la parole.
- il y aurait bien un autre moyen de découvrir les plans du père de Tiphanie, dit lentement Marguerite, visiblement perdue dans ses pensées. L'une d'entre nous devrait essayer de devenir son amie.

Lucie la dévisagea, surprise.
-Mais comment ?
En changeant d'apparence et en allant à l'école à ta place, suggéra Campanule, pleine d'enthousiasme.
 

- On pourrait prétexter un échange d'une journée avec une autre école, ajouta Perce-Neige, comme ça, elle ne se doutera de rien.
- Quelle idée géniale, s'exclama Lucie. Mais est-ce que vous pouvez vous grandir en utilisant la poudre de fée?

Il y eut un silence.
-Alors? les pressa Lucie.

Elle s'aperçut que sous leurs longs cils, les fées échangeaient des regards nerveux.
-Euh... la poudre n'est qu'un ingrédient, expliqua Marguerite à contrecœur, en jouant distraitement avec ses tresses. Il existe aussi une condition. Pour qu'une fée puisse prendre forme humaine, il faut qu'un humain échange sa place et devienne une fée à son tour.
- Tu peux parler de moi? s'exclama Lucie, les yeux brillants d'excitation.
- Mais il faut en avoir le courage, l'avertit Marguerite. Si quelque chose arrive à l'une, l'autre devra conserver sa nouvelle apparence pour toujours. De la même manière, si l'une refuse de reprendre son aspect normal, l'autre ne pourra plus retrouver la sienne. C'est un échange qu'il ne faut pas prendre à la légère.

Pleines d'espoir, toutes les fées se tournèrent vers Lucie, qui se tenait immobile, comme paralysée. C'était plus risqué qu'elle ne l'aurait cru : si quelque chose allait de travers, elle resterait une fée pour toujours! L'école et tante jeanne lui manqueraient terriblement, et pire que tout, sa maman ne pourrait plus jamais la voir! Une situation si horrible que Lucie n'arrivait même pas à l'imaginer.

 

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 17 septembre 2008

LA SUITE ;-))

Mais elle se souvint brusquement de la tâche confiée aux fées et de sa promesse de les aider de son mieux. Si le chêne était abattu, les conséquences seraient catastrophiques, aussi bien pour la Terre que pour le Royaume des Fées. Les fées surveillaient la course des saisons ainsi que la croissance des plantes, des arbres et des fleurs. Sans elles, la neige tomberait peut-être au mois de juin, la pluie ne cesserait sans doute jamais et il n'y aurait probablement ni fruits ni légumes et par conséquent, rien à manger. Elle ne pouvait être sûre des conséquences, mais une chose était certaine : ce serait la catastrophe !
Lucie prit une profonde inspiration et se leva.
- Il faut absolument découvrir si ce Max Tournier veut abattre l'arbre, annonça-t-elle. Et c'est notre meilleure chance. Je vais prendre le risque.
- Oh, Lucie, merci! s'écria Marguerite.
- Bravo, ajouta Perce-Neige.
Campanule se redressa brusquement.
- C'est moi qui ferai l'échange avec toi, décida-t-elle, à la grande surprise de ses amies.
Mais cette fois-ci, personne ne dit merci ou bravo.. En fait, personne ne fit de commentaire.
- Eh bien quoi? demanda Campanule.
- Surtout ne, ne le prends pas mal, prévint Marguerite, de sa voix la plus douce, mais tu n'arriveras jamais à garder ton calme avec Tiphanie. Et qu'est-ce que tu feras si elle critique Lucie?
- Je ne m'énerverais pas, promit Campanule. Comme la expliqué Lucie, nous devons découvrir si le père de Tiphanie est bien l'instigateur de ce terrible plan, et vite. D'ailleurs, ça sera très amusant de jouer à l'agent secret et d'infiltrer l'école! Je vais fondre dans la masse.

Lucie laissa échapper un éclat de rire, qu'elle n'arrivait plus à dissimuler derrière sa main.
- Quoi? Qu'est-ce qu'il de si drôle. s'offusqua Campanule.
- Ca sera difficile de te fondre dans la masse avec ces cheveux bleu, expliqua Lucie. Mais si tu es certaine de pouvoir supporter Tiphanie, je veux échanger ma place avec toi, Campanule. Tu es courageuse.
Flattée, Campanule fit une pirouette et termina par une révérence.
- J'allais me proposer, moi aussi, grommela Eglantine.
- Campanule l'a suggéré en premier, c'est donc normal que ce soit elle qui grandisse, intervint Marguerite. D'ailleurs, nous devons toutes nous rendre à l'école pour veiller sur Lucie lorsqu'elle sera métamorphosée.
- Moi, je trouve que ça n'est pas juste, rétorqua Eglantine, mais elle n'ajouta rien.
- Alors, c'est d'accord, conclut Lucie. Demain, nous échangeons nos places! Elle se précipita vers Campanule pour la serrer dans ses bras, et toutes deux se mirent à bondir et à danser en poussant des cris de joie. Leurs amies les rejoignirent, avec Eglantine.

Lucie était consciente des risques, mais elle ne pouvait contenir son enthousiasme à l'idée de devenir une fée, même pour une seule journée !
- Il va bientôt falloir que je rentre pour le dîner, dit-elle, à bout de souffle, lorsqu'elle lâcha enfin la main de ses amies. Mais j'ai encore le temps d'essayer ta nouvelle corde à sauter, Perce-Neige.

Perce-Neige sourit et déplia la corde. Eglantine avait inventé une chanson pour l'occasion et très vite, les fées et Lucie scandèrent en chœur : " Bats des ailes et tape des pieds, saute Campanule et garde le rythme !", alors que Campanule passait sous la corde.

La chanson rendait Lucie folle d'impatience. Demain, elle pourrait elle aussi battre des ailes et plus seulement le chanter. Elle serait une véritables fée!
Elle s'amusait tellement en sautant à la corde qu'elle faillit en oublier l'heure. Sa mère risquait de s'inquiéter si Lucie disparaissait trop longtemps. La petite fille quitta donc ses amies après leurs avoir dit rapidement au revoir.

 

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 18 septembre 2008

 

désolé pour le retard pas beaucoup de lignes ce soir mais normal car demain c'est le chapitre 2, bisous ma princesse

 

Pour le dîner, sa maman avait préparé une pizza faite maison, et même si Lucie savait que tout un tas de légumes se cachaient sous le fromage, elle la trouvait quand même délicieuse! Puis, après avoir aidé à essuyer la vaisselle, Lucie partit chercher sa propre corde avec elle. Comme elles n'étaient que deux, il fallut accrocher l'une des extrémités de la corde à la poignée d'une porte.

Lucie ne put s'empêcher de chanter la chanson d'Eglantine.
-Quelle jolie mélodie! remarqua sa maman. Où l'as-tu apprise?
-Oh ce sont mes amies qui la chantent à heu...à l'école, murmura Lucie.
                 Sa mère lui sourit.
-Je suis si contente de voir que tu t'adaptes aussi vite, ma chérie, se réjouit sa maman.

Avec la corde de plus en plus vite.
   Lucie suivit la cadence en riant.
 -Maman, arrête, pouffa-t-elle, sans en penser un mot.

Lucie s'en voulait de raconter des histoires à sa mère, même si ce n'était que de tout petits mensonges. Elle avait bien essayé de lui dire la vérité à propos des fées, lorsqu'elle les avait rencontrées. Sa maman, cependant, comme la plupart des adultes, ne croyait pas aux fées et ne pouvait donc pas les voir. Elle s'imaginait que Lucie lui parlait d'amies imaginaires, qu'elle s'était inventées

Plus tard dans la soirée, après avoir pris son bain, Lucie lut, comme tous les soirs, avant de se blottir dans son lit douillet. Mais elle était incapable de dormir tant elle était excitée.

Elle finit par se relever et s'approcher de la fenêtre sur la pointe des pieds. Alors que ses yeux s'habituaient à l'obscurité, elle vit la Maison des fées luire dans les ténèbres grâce  au scintillement des pâquerettes qu'elle et ses amies avaient tressés. Même si elle ne pouvait rien distinguer à travers les minuscules fenêtres, Lucie  avait la sensation que Campanule était elle aussi debout, à regarder la petite prairie, impatiente de voir le grand jour arriver.
 

 

ce soir c'est Méryl qui a écrit le texte ;-)) on t'aime et désolé pour ce soir ...gros bisous

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 19 septembre 2008

 

CHAPITRE 2

Le lendemain matin, lorsque Maman conduisit Lucie à l'école, elle était loin de se douter que quatre petites fées les accompagnaient. Elles voletaient près de l'épaule de Lucie, Leurs ailes nacrées sous les rayons du soleil, les yeux brillants d'impatience.

En arrivant à l'école, les fées se réfugièrent dans les poches avant du cartable de Lucie, d'où ne dépassaient plus que quatre minuscules têtes. Campanule aperçut quelques petites filles qui sautaient à la corde dans la cour et s'écria :
- Ca alors! Je pourrais peut-être jouer moi aussi lorsque je serai grande ... La corde à sauter des humains semble encore plus amusante que celle des fées.
- Moi, je suis sûre que tu n'y joueras pas, répondit Eglantine.
Lucie comprit alors qu'elle était toujours jalouse de Campanule. Elle espérait que son humeur ne gâcherait pas leur grande journée.

Une fois Maman partie, Lucie et les fées se précipitèrent dans les vestiaires pour changer leur apparence. L'endroit était désert à cette heure-ci, car tout le monde se réunissait d'abord dans les classes pour l'appel.
Lucie détacha sa cravate d'uniforme et l'accrocha au porte-manteau. Puis elle déposa son sac sur le sol, et les fées sortirent de leur cachette.
Lucie était très nerveuse: des papillons semblaient se bousculer dans son ventre et ses jambes s'étaient transformées en caoutchouc. A voir l'expression angoissée sur le visage de Campanule, celle-ci ne semblait pas plus fière !

Lucie s'allongea par terre, sur le ventre, face à Campanule. Elle tenta d'oublier ses inquiétudes, sans vraiment y parvenir. Perce-Neige sortit le flacon de poudre de fée de sa poche et en versa un peu sur chacun de leurs doigts. Fermant les yeux très fort, Lucie et Campanule placèrent leurs mains paumes contre paumes. Elles ressentirent d'abord une sensation électrique, comme si un éclair passaient entre elles, suivie d'un grand claquement.
 

Lucie se releva d'un bond et réalisa qu'elle avait la même taille que Perce-Neige. Elle fit une pirouette et battit des ailes.
- Ca a marché, cria-t-elle triomphalement. Je suis une vraie fée !
- Et moi, je suis une vraie petite fille, s'écria Campanule.
Lucie, tout sourire, se tourna vers son amie et se trouva nez à nez avec la cheville de Campanule !

Les cinq amies devaient se dépêcher pour ne pas être en retard en classe, mais Lucie ne put s'empêcher d'essayer de volet. Elle craignait de ne pas y arriver, mais c'était finalement aussi simple que de tendre le bras et d'attraper un verre de lait. Il lui suffisait de le vouloir pour que ses ailes battent légèrement et qu'elle décolle. Même à quelques centimètres du sol, c'était tout de même impressionnant. Elle comprit qu'elle aurait sans doute besoin d'un peu de temps avant de tenter quelques pirouettes et autres acrobaties, comme ses amies.

A cet instant, la cloche retentit et les fit toutes sursauter. Perce-Neige se bouche les oreilles avec ses mains et fit la grimace.
- On ferait mieux d'y aller, dit Lucie en se tournant vers Campanule, ou tu vas être en retard.
- Pas question d'obéir à une sonnerie, s'énerva Campanule.

Elle tapa du pied et manqua d'écraser Lucie et ses amies.
- Attention Campanule, hurla Marguerite, paniquée.
- Oh, désolée, j'oublie à quel point je suis grande ! Mais j'ai horreur des cloches. Si on veut que je fasse quelque chose, il faut me le demander gentiment !
Lucie poussa un grognement d'exaspération.
- Campanule, tu as beaucoup à apprendre au sujet de l'école. Il faut obéir à la sonnerie. Fais ton possible pour t'intégrer à la classe et surtout, pas de bêtise, d'accord?
- Ne t'inquiète pas, répondit Campanule. Je vais être fantastique, tu verras. Personne ne remarquera que je suis différente des autres enfants.

Là-dessus, elle s'empara de la cravate de Lucie et la noua fièrement autour de son cou. Lucie préféra ne pas lui faire remarquer qu'elle l'avait mise de travers : Campanule était ravie à l'idée d'aller à l'école et il n'était pas question de lui gâcher cette belle journée.

Les autres fées se glissèrent ensuite dans le cartable en aidant Lucie à grimper.
-Et c'est partiii ! s'exclama Campanule, en balançant le sac par-dessus son épaule si vivement qu'elles hurlèrent de frayeur.
Maintenant qu'elle avait la taille d'une fée, Lucie avait l'impression d'être sur des montagnes russes.

L'excitation montait à mesure que Campanule avançait dans le couloir, guidée par Lucie qui lui indiquait le chemin depuis la poche du cartable. Elle lui glissa un dernier "Bonne chance" lorsqu'elles atteignirent la salle de classe.
Campanule sourit et les fées disparurent au fond de la poche, car même si certains enfants croyaient aux fées, il ne fallait pas qu'ils les voient.

Campanule s'asura que les fées étaient bien cachées, prit une profonde inspiration et croisa les doigts avant d'ouvrir la porte de la salle de classe.


 

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 20 septembre 2008

CHAPITRE 3

 

Mme Potelet, l'institutrice de Lucie, était une dame assez joyeuse, aux cheveux gris(mal) coupés au carré, qui portait des leggings éliminés sous une large chemise orange. Mme Potelet enseignait depuis si longtemps que peu d'e choses parvenaient encore à l'étonner. Mais elle fut néanmoins surprise en voyant une jeune inconnue avec une jupe faite de pétales soyeux, une cravate de travers et une chevelure bleu électrique s'avancer vers elle.
- Bonjour, dit-elle d'une voie très douce, est-ce que je peux t'aider ?
Lorsque Campanule lui expliqua qu'elle avait participé à une journée d'échange avec Lucie, Mme Potelet ne sembla pas la croire. Heureusement, Perce-Neige lança un petit nuage de poudre de fée depuis la poche du cartable, qui parut persuader Mme Potelet. En se frottant les yeux, l'institutrice souhaita la bienvenue à Campanule et lui demanda de s'asseoir au bureau de Lucie. Elle lui apprit aussi que la voisine de table de Lucie, Cloé, était absente parce qu'elle avait mal au ventre. Campanule s'installa donc près de la fenêtre. Elle prit le livre de mathématiques  et le posa contre le mur, afin que les fées, heureuses de sortir de leur cachette, se glissent derrière la couverture. Elles avaient horreur d'êtres enfermées, comme Lucie l'avait appris à ses dépens lorsqu'elle avait tenté de les amener chez elle !

Campanule n'eut pas besoin de demander qui était Tiphanie, car car celle-ci se mît aussitôt à gémir :
- Maîtreeeesse, pourquoi elle ne pose pas son cartable dans le vestiaire, comme tout le monde .
Campanule se retourna et aperçut une fillette aux cheveux bruns en bataille et au visage bien rose qui lui lançait des regards mauvais.
- Voyons Tiphanie, Campanule est notre invitée. De plus, elle n'est parmi nous que pour une seule journée, expliqua Mme Potelet. Son école a probablement des règles différentes.

Elle se retourna vers Campanule et lui adressa un sourire.
- N'est-ce pas, Campanule?
Campanule hocha la tête.
- Oui, Maîtresse, nous gardons toutes nos affaires dans les casiers sous les bureaux, car il nous est très difficile de s'envoler avec un sac rempli de gros livres. Si l'une de nos ailes se prend dans la sangle, on dégringole !

Mme Potelet lui fit un grand sourire.
- On dirait que tu adores inventer de belles histoires, Comme Lucie! s'exclama-t-elle.
- Oh, mais ce ne sont pas des histoires, Maîtresses, protesta Campanule, c'est vrai !
Mme Potelet leva un sourcil interrogateur.

-Voyons, assieds-toi et nous allons reprendre la leçon, dit-elle, sur un ton un peu plus sévère.
Mais Tiphanie n'avait apparemment aucune envie de reprendre la leçon. Elle semblait vouloir embêter encore un peu Campanule.
- Ca n'est pas juste, Maîtresse, ses cheveux sont bleus! Personne dans notre école n'a le droit de se teindre les cheveux !
Furieuse, Campanule se leva d'un bond et se jeta sur le bureau de Tiphanie.

 

HIHI !! je m'arrête sur le suspense ;-))))   

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 21 septembre 2008

LA SUITE ;-))

- Mes cheveux nr sont pas teints, c'est naturel!
 Menteuse! Menteuse! Ouh la menteuuuse! raillait Tiphanie avec un affreux petit sourire méprisant.
- Campanule! Retourne à ta place immédiatement, ordonna Mme Potelet, qui avait perdu sa bonne humeur habituelle.

Campanule obéit, mais elle ne put s'empêcher, après avoir regagné sa place d'un pas lourd, de se retourner vers Tiphanie et de lui tirer la langue. La minuscule Lucie sortit alors la tête du livre de maths, dissimulée derrière un déguisement de papier millimétré que Perce-Neige lui avait fabriqué. Il recouvrait complètement son visage, à l'exception de deux petits trous au niveau des yeux.
- Campanule ! Arrête, souffla-t-elle. Rappelle-toi que tu dois faire semblant d'être amie avec elle !
- Oups, désolée, murmura Campanule. Je vais essayer. Mais elle est vraiment insupportable !
- Je t'avais prévenue et tu avais promis de garder ton calme, lui rappela Lucie avant de disparaître à nouveau.

Toute la classe sortit ensuite pour assister à un rassemblement général des élèves. Lucie en profita pour s'entraîner à voler dans la salle déserte. Grâce aux conseils de Marguerite, elle tenta quelques sauts dans les airs, et un peu de surplace. Lorsqu'elle eut maîtrisé ces aspects du vol, elle essaya de passer de bureau en bureau. Eglantine lui tenait d'abord la main, mais après quelques tentatives, elle se senti suffisamment à l'aise pour se déplacer seule. En un rien de temps, elle put faire le tour de la classe très rapidement, effectuer des pirouettes et des sauts périlleux avec les autres fées.
- C'est une sensation fantastique, s'exclama - t -elle, le cœur battant.
C'est alors qu'elles entendirent le son du piano dans la salle de musique, qui devait marquer la fin de la réunion.  Une voix épouvantable s'époumonait sur d'horribles fausses notes, le tout à un volume sonore beaucoup trop important. Elles se regardèrent, affolées.
- Campanule! s'écrièrent-elles toutes en chœur.
Lucie grommela :
- Il faut vraiment qu'elle commence à s'intégrer au reste du groupe, sinon, elle ne pourra jamais sympathiser avec Tiphanie!

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 22 septembre 2008  

LA SUITE ;-))

Quand les élèves rentrèrent en classe, Lucie et els fées trouvèrent refuge sur le rebord de la fenêtre. Les enfants s'assirent en tailleur sur la moquette, près du tableau, pour le débat de la matinée. Quatre petites têtes émergèrent du livre de maths, leurs doigts  croisés. Elles tentaient de repérer Campanule. Les fées l'aperçurent  alors, penchée au-dessus d'elles par la fenêtre, le souffle court.
-Campanule! souffla Lucie, tu n'as pas le droit de ...

Le gémissement de Tiphanie résonna à travers la classe.
-Maîtresse, regardez ce qu'elle fait! geignit-elle.
Tout le monde se tourna vers elle et la classe explosa de rire.
-Campanule, reviens t'asseoir tout de suite, hurla Mme Potelet.
-J'avais simplement besoin d'un peu d'air, murmura-t-elle.

Rouge de honte, elle retourna rapidement s'asseoir avec les autres. Lucie remarqua que Mme Potelet prenait ce que maman appelait  une" profonde inspiration de relaxation".
- Les enfants, nous allons parler aujourd'hui de nourriture saine, commença-t-elle. Alors, qui d'entre vous a un plat préféré?
Quelques élèves levèrent la main, mais avant que Mme Potelet ait put faire signe à l'un d'entre eux, la vois de Campanule retentit joyeusement dans la salle :

- Pas moi, Maîtresse! Je n'ai besoin d'aucune nourriture! je me nourris seulement d'amour et de rire.

Toute la classe  s'esclaffa de nouveau, et la pauvre Campanule parut déconcertée.

Mme Potelet fronça les sourcils.
- Lève la main, lorsque tu veux répondre, expliqua-t-elle d'un air las. Et je t'en prie, ne raconte pas d'histoires invraisemblables.
- Je n'invente rien, c'est vrai, rétorqua Campanule.

Agacée par l'injustice dont elle semblait être victime, elle se mit à bouder et ne dit plus rien pendant le reste du débat. Elle paraissait même en avoir oublié sa mission et n'adressa pas le moindre sourire à Tiphanie.

Lucie, qui jetait des regards inquiets par-dessus le livre, fit la grimace. Les choses ne se déroulaient pas comme elle l'aurait souhaité. A vrai dire, tout allait de travers.
- J'aurais réussi bien mieux qu'elle, murmura fièrement Eglantine.
- Moi, je n'aimerais pas me trouver à sa place, dit Perce-Neige en frissonnant.
- J'aurais peut-être dû la dissuader de le faire, remarqua Marguerite en fronçant les sourcils.
- Non, c'est de ma faute, conclut Lucie. J'aurais dû lui en expliquer davantage sur les humains et sur les règles de l'école.

Durant la récréation, après s'être fait plusieurs fois gronder, Campanule se dirigea vers un bans isolé en traînant les pieds. Lorsque la voie fut libre, Lucie et les fées volèrent à sa rencontre.
 

 

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 23 septembre 2008  

 

 

LA SUITE ;-))

Pendant que Marguerite, Perce-Neige et Eglantine jouaient à "chat", Lucie improvisa une leçon  sur le bon comportement à l'école.
- Pense à lever la main et à ne pas simplement crier ta réponse, lui conseilla-t-elle. Et fais de ton mieux pour trouver des idées valables pour les humains, pas les fées ! Et surtout, surtout, ne te penche pas à la fenêtre n'importe quand !

Lucie pensait que ce dernier conseil ferait sourire Campanule, mais il parut la perturber davantage.
- Je fais vraiment de mon mieux, gémit-elle. Et apparemment, je fais tout de travers. Tiphanie semble déjà me détester, et si ça continue, elle ne voudra rein me dire du tout. Au fond, ce plan n'était pas une très bonne idée.

Campanule semblait soudain désespérée. Il ne fallut pas moins de deux des histoires drôles de Marguerite et la plus entraînante des chansons d'Eglantine pour la persuader de poursuivre sa mission.

- Heureusement, le cours suivant était celui de musique et de danse, semblable à ceux pratiqués aux Royaume des Fées. Enfin ... presque! 
Lorsque Mme Potelet demanda à Campanule si elle avait apporté ses affaires de sport, celle-ci la regarda interloquée, en expliquant qu'elle n'avait jamais entendu parler d'affaires de sport. Elle garderait sa jupe bleue, qu'elle n'avait jamais enlevée de sa vie!

Mme Potelet soupira et répéta qu'elle avait tort de raconter des mensonges. Campanule lui assura évidemment qu'elle disait la vérité.

Observant la scène depuis la fenêtre, Lucie ne pouvait s'empêcher de bougonner. Ses conseils n'avaient visiblement rien changé !.
Heureusement, Mme Potelet ne resta pas fâchée bien longtemps. Dans la grande salle, les enfants commencèrent leurs pas de danse tout en faisant virevolter leurs partenaires. L'institutrice ne tarissait pas d'éloges sur Campanules, sons sens du rythme et la légèreté de son pas.

Les fées avaient rejoint la classe par la fenêtre, où Lucie se morfondait, derrière le rideau, à l'idée que Campanule puisse répondre qu'elle avait appris à danser à l'école des fées. Mais lorsque  Mme Potelet lui dit "Bravo", Campanule répondit simplement " Merci, Maitresse".

Lucie poussa un soupir de soulagement: Campanule commençait enfin à s'habituer à l'école !

 

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 24 septembre 2008  

 LA SUITE ;-))

La leçon se poursuivit et les fées, qui observaient la scène avec envie, tapaient du pied en rythme.
- Si seulement nous pouvions participer, soupira Perce-Neige sur un ton mélancolique.
- J'aimerais aussi, grommela Eglantine, j'adore danser! Regardez, Campanule a manqué une mesure. Je me débrouillerais sûrement mieux qu'elle !
- Eglantine, ne te montre pas si jalouse, intervint Marguerite avec douceur. Nous devons soutenir notre amie.

Lucie savait parfaitement que Marguerite aurait elle aussi voulu rejoindre le centre de la pièce à toute allure et participer à la leçon de danse, mais le fait qu'elle pense avant tout à son amie prouvait sa gentillesse. Lucie se rappela soudain de leur mission du jour, et lorsque Campanule virevolta à proximité de la fenêtre, elle lui lança :
- Psst! Essaye de danser avec Tiphanie!

Campanule avait entendu Lucie et se retourna vers elle, lui adressant un clin d'œil accompagné d'un grand sourire. Elle lâcha immédiatement la main de sa partenaire et traversa la salle d'un pas décidé avant d'écarter sans ménagement le bras de Tiphanie.
- Oh non, pas comme ça, s'écria Lucie, affolée. Elle va tout gâcher!

Mme Potelet semblait très contrariée et demanda à Campanule de s'asseoir à l'écart. Lorsque Tiphanie passa près de Campanule, elle lui jeta un regard mauvais et souffla :
- Ne t'approche pas de moi ! T'es bizarre et tes cheveux sont ridicules!
Ses yeux étaient pleins de mépris, et même Campanule sembla surprise et vexée.

Alors que le reste de la classe travaillait un nouveau pas avec Mme Potelet, Lucie et les fées décolèrent du rebord de la fenêtre et vinrent se poser sur les genoux de Campanule.
Eglantine s'apprêtait à savourer son triomphe, mais les larmes qui roulaient sur joues de Campanule l'en empêchèrent.
- Je voulais tellement réussir, dit-elle en reniflant, arrosant copieusement ses amies de ses grosses larmes. Je fais toujours tout de travers! Je ne m'attire que des ennuis et Tiphanie me déteste. L'école, ça n'est pas du tout aussi amusant que je ne le pensais.
Toute se serrèrent contre la taille de leur amie pour la réconforter, et on aurait put croire que Campanule portait une ceinture qui palpitait de scintillements.
- Ne t'en fais pas, la rassura Lucie. Tout finira par s'arranger, d'une manière ou d'une autre.

A la fin de la leçon, Lucie et ses amies s'en retournèrent sur le rebord de la fenêtre. Tous les élèves se mirent en rang. Mme Potelet les reconduisit jusqu'au vestiaire où ils devaient se changer avant d'aller déjeuner. Campanule quitta à regret son banc et traîna les pieds pour rejoindre les autres enfants.

 

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 25 septembre 2008   


Chapitre  4

Après le déjeuner, Campanule se dirigea vers le fond de la cour et y découvrit un magnifique hêtre sous lequel s'installer. Ses amies se dépêchèrent de la rejoindre. Campanule paraissait de bien meilleure humeur et les fées se rassemblèrent autour d'elle, espérant qu'elle était parvenue à se faire apprécier de TIPHANIE;
- Alors qu'a tu découvert ?demanda impatiemment, Marguerite.
- Eh bien, que la nourriture des humains est absolument délicieuse ! répondit Campanule en riant. Vous ne pourriez pas le croire. Ce goût !
Il y avait des quiches aux légumes et de la purée de pomme de terre avec du fromage qui fond dans la bouche et....

- Si la nourriture de la cantine te plaît tant, attends de découvrir la glace au chocolat, les pizzas de Maman et les gros grains de raisin vert !Dit Lucie avec un grand  sourire.

désolé ma princesse mais ce soir j'arrête la ! :-(
Je suis moins fort que toi ;-)) la nuit hier à était dur et demain je prends la route ! je t'aime !

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 26 septembre 2008   (menteur !) on est le 27 lol

 LA SUITE ;-))

Eglantine secoua sa longue chevelure flamboyante d'un air désapprobateur.

- Les fées ne doivent pas manger la nourriture des humains, déclara-t-elle. Tu vas probablement tomber malade.
Lucie remarqua que l'idée ne semblait pas déplaire à Eglantine. Campanule lui tira la langue en guise de réponse. La dispute habituelle était sur le point d'éclater, et Lucie crut bon d'intervenir.- Tu as tenté quelque chose, pour Tiphanie?
Campanule secoua tristement la tête.
- A la cantine, elle s'est assise avec ses horribles copines et n'a fait que murmurer en me pointant du doigt pendant tout le repas. Elle m'a gâché ma tarte à la banane, gémit Campanule, les yeux pleins de larmes.
Elles semblèrent déçues et Perce-Neige se mit à pleurer. Lucie passa le bras sur ses épaules.
- Voyons, ça n'est pas grave, dit-elle avec douceur.
- Et si ça l'était? insista Perce-Neige. Et si les bulldozers arrivaient dès demain? Nous ne sommes pas encore prêtes à utiliser la magie. Nous n'avons qu'une seule pierre de naissance, et même si nous les réunissons toutes, nous ne savons toujours pas quoi faire!
Un sentiment de désespoir s'abattit sur les cinq amies. Perce Neige avait formulé à voix haute ce que toutes redoutaient en silence. Au bout d'un moment, Eglantine réagit:
- Même si nous ignorons qui est derrière tout cela, nous devons continuer à chercher les pierres de naissance, comme nous l'a demandé la Reine des Fées. Nous devons rester sur le qui-vive en permanence si nous voulons les retrouver.
Toutes ses amies hochèrent la tête.
- Tu as tout à fait raison, Eglantine, répondit Lucie, qui savait combien une attitude positive était importante, surtout lorsque tout allait de travers.
La sonnerie de l'école retentit. Lucie se tourna alors vers Campanule, mais celle-ci ne bougea pas.

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 27septembre 200

   
- Campanule! lève- toi et va te mettre rang, ordonna-t-elle.
- Pas question, s'écria Campanule en tapant du pied. Tiphanie me déteste, elle refusera de me dire quoi ce soit. Et je refuse de passer une seconde de plus avec elle, ou à me faire  réprimander.
- Mais c'est l'atelier d'arts plastiques, maintenant, lui expliqua Lucie. Et l'on utilise des perles. Peut-être que...
- Une nouvelle pierre de naissance se cache parmi elle, interrompit joyeusement Eglantine.
- Oui! cria Marguerite. Qui sait ce que la Reine des Fées a prévu pour nous! Nous pensions simplement obtenir des informations grâce a Tiphanie, mais son Eternelle Majesté nous a peut-être  guidées jusqu'ici pour que nous trouvions aussi l'une des pierres de naissance?

Elle semblèrent toutes se réjouir de cette nouvelle perspective.
-D'accord! Je vais voir si je découvre une pierre de naissance en cours d'arts plastiques.
Nous explorerons également les vestiaires à l'heure de la sortie, et la salle de classe après l'école. On ne sait jamais, nous pourrions en trouve une!
- Bonne chance, lui lancèrent les fées en chœur. Là-dessus, Campanule pleine de détermination se dirigea vers l'école!
 

Campanule se retourna et sourit jusqu'aux oreilles.
- Ne t'en fais pas! C'est tout enregistré là-dedans, dit-elle en tapotant sa tête du bout du doigt
- Je l'espère vraiment, murmura Lucie.

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 28septembre 200

 

LA SUITE ;-)) désolé pour hier soir ;-))

Lorsque tous les élèves furent rentrés, Lucie et ses amies s'élevèrent dans les airs et se laissèrent porter par la joie des pirouettes, des cabrioles et des culbutes. La situation avait beau ne pas être des plus brillantes, rien ne gâchait l'euphorie de l'envol. Eglantine montra à Lucie comment s'approcher d'une petite branche, effectuer une demi-galipette arrière et s'y accrocher par les genoux. Elles tentèrent toutes la manouvre, comme une équipe de gymnastes en représentation. Ensuite, prises par leur partie de "chat" dans les airs, elles en oublièrent presque Campanule et le cours d'arts plastiques.

Lucie les guida depuis le fond de la cour en faisant des pirouettes tout le long du chemin, jusqu'à la salle de dessin. Marguerite, Eglantine et Perce-Neige se posèrent avec grâce et facilité, mais Lucie rebondit sur la fenêtre et retomba sur le sol. Les fées se précipitèrent pour l'aider à se relever. Perce-Neige se mit à rire.
-Euh, oui, nous aurions dû te prévenir, les atterrissages demandent un peu d'entraînement...
Lucie brossa ses vêtements en souriant avant de s'envoler avec les fées et d'entrer dans la salle par la fenêtre entrouverte. Les enfants travaillaient tous avec attention à leur projets et le faible bourdonnement de leurs bavardages emplissait la pièce. Il ne restait plus aux quatre amies qu'à trouver une bonne cachette, avant que l'un des élèves ne les repère !

Chapitre  5

Lucie et les fées se dirigèrent vers le sol, avant de longer les murs de la salle et de remonter vers l'évier. Elles s'abritèrent derrière une pile de palettes de peinture qui attendaient d'être nettoyées. Elles se fondaient si bien parmi les taches colorées qu'ont aurait cru un camouflage. Elles aperçurent Campanule, assise à coté d'une adorable petite fille de la classe de Lucie ( et ce n'était pas Tiphanie!). Elle enfilait joyeusement ses perles sur un fil.
Lucie observait les élèves qui piochaient dans les pots remplis de perles disposés au centre de chaque table. Certains confectionnaient des colliers, d'autres travaillaient à garnir des poignées d'épée ou des gobelets de terre, et quelques-uns les collaient sur du carton pour créer des mosaïques.
-Nous voilà au bon endroit pour découvrir une nouvelle pierre de naissance, murmura-t-elles à ses amies. Probablement pas une pierre très précieuse, comme une émeraude ou un saphir, mais peut-être celles à partir desquelles on fabrique des perles, comme l'améthyste ou la topaze, ou pourquoi pas une véritable pierre !
Campanule farfouillait désespérément dans les pots. Lucie savait qu'elle était à la recherche d'une pierre de naissance. Elle espérait simplement que Campanule ne ferait pas de bêtises. Car si elle se faisait encore remarquer et renvoyer de la classe, ce serait la catastrophe!
- Ces colliers sont si jolis, murmura Eglantine. Oh, c'est trop injuste! Moi aussi, je veux en faire un !
- Moi aussi, renchérit Perce-Neige, d'un air désolé.
Les fées se mirent à faire de grands signes depuis l'évier, jusqu'à ce que Campanule les remarques.

Elle se dirigea d'un pas décidé vers Mme Potelet et étira le bras bien haut.
- Au moins, elle a compris qu'il fallait lever la main. Enfin presque...
- Oui Campanule. lui dit Mme Potelet avec un sourire.
- Est-ce que je peux me laver les mains, Maîtresse ? demanda poliment Campanule.
- Mais bien sûr, répondit Mme Potelet, qui semblait satisfaite de son attitude.
Lorsqu'elle s'approcha de l'évier, Marguerite lui murmura:
- Tu trouves quelque chose ?
- Avant de rentrer en classe, j'ai demandé à Mme Potelet d'où venaient les perles. Elles m'a appris que la plupart étaient en plastique, mais que certaines provenaient de vieux colliers cassés, expliqua Campanule, pleine d'enthousiasme. Elle ne se rappelait plus vraiment, mais elle pense que l'un d'eux était peut-être fait de topazes, qui est...
- L'une des pierres de naissance, acheva Perce-Neige.
- Tu as bien fait de poser la question Campanule, murmura Lucie. Et continue à chercher, il ne nous reste que peu de temps!

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 30 septembre 2008


LA SUITE ;-))

Campanule hocha la tête et se dépêcha de retourner à sa place. Elle s'appliqua à égrainer les perles dans les pots placés sur sa table, n'y trouvant cependant rien d'intéressant. Il lui fallait aussi continuer à enfiler des perles sur son collier, pour ne pas que Mme Potelet se doute de quelque chose.
Lucie aurait voulu l'aider, mais avec tous ces élèves autour d'elles, les fées ne pouvaient prendre le risque d'être repérées. Elle jeta un coup d'œil à la pendule - il ne restait que dix minutes avant la fin du cours. Campanule se déplaça vers les tables autour d'elle et se mit à chercher dans les autres pots, mais elle ne trouvait toujours rien.
- Dépêche-toi, Campanule, nous n'avons plus beaucoup de temps, souffla Marguerite. Dans le brouhaha de la salle, Campanule ne sembla pas l'entendre.
- Je vous parie que je serais capable de trouver la bonne perle, lança Eglantine. C'est injuste que Campanule puisse faire absolument tout, et qu'en plus elle ne le fasse pas correctement !
Mme Potelet passait dans les rangs et observait le travail de ses élèves. Elles s'arrêta plus particulièrement sur celui de Campanule.
- Je peux? demanda-t-elle.
Campanule lui tendit son collier.

- Regardez par ici, tout le monde! Vous voyez comment Campanule a bien accordé les couleurs entre elles et comment elle a eu l'idée de faire des nœuds sur le fil pour former des petits groupes de trois perles ?
Un murmure d'approbation emplit la salle.

- Il est absolument magnifique, ajouta Mme Potelet en le rendant à Campanule avec un soin particulier. Tu es vraiment douée pour les arts plastiques !
Ce compliment fit rayonner Campanule de fierté, mais c'en était trop pour Eglantine.
Furieuse, elle se jeta à travers la pièce sur les pots placés devant Campanule, et les renversa, répandant les perles partout dans la salle. Tout le monde retint son souffle: Eglantine avait été si rapide qu'on aurait pu croire que Campanule était responsable.
Lucie laissa échapper un cri. La pauvre Campanule ! Elle allait de nouveau avoir des ennuis, alors même que Mme Potelet venait de la complimenter.
- Campanule, dit Mme Potelet d'une voix qui annonçait son exaspération, je suis absolument ....
Mais Campanule ne l'écoutait plus...car elle avait bien vu le coupable! Elle se leva d'un bond et se dirigea vers l'évier, les poings serrés, suivie du regard par toute la classe, sidérée.
-Comment as-tu pu me faire cela alors que je réussissais finalement à marquer des points! hurla-t-elle, dans le vide. Tu es d'une jalousie maladive!
Eglantine tira la langue à Campanule et se réfugia entre deux palettes de peinture. L'espace d'un instant, Campanule sembla oublier que sa taille l'empêchait de la suivre- elle se jeta sur la pile de palettes et les envoya s'écraser sur le sol, où la peinture laissa des taches un peu partout.
Toujours agrippée à la palette, Eglantine fut projetée dans les airs, avant de lâcher prise et de trouver refuge au milieu de tubes de peinture entassés sur un tabouret.
- Sors de là, Eglantine, mugit Campanule en tapant du pied.
 

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 1 octobre 2008 

 

Et si aujourd'hui on faisait les présentations ;-))
Et si papa ou maman peut imprimer ces images tu pourras les coloriées ;-))

Courage ma petite fée

ET LA PLUS BELLE !

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 3 octobre 2008 

 

Alors que tous les yeux étaient rivés sur Campanule dans sa folie passagère, Lucie fut la seule à remarquer que Perce-Neige avait pris son envol pour rejoindre l'autre bout de la pièce. Mais avant que Lucie ait pu lui demander ce qu'elle comptait faire, Perce-Neige était déjà partie.

Lucie n'eut pas le temps de se poser beaucoup de questions. Elle était bien trop inquiète de voir Campanule saisir un à un les tubes de couleur et les jeter violemment sur le sol, à mesure qu'elle fouillait à travers une fenêtre restée ouverte, les tubes s'éparpillaient sur le sol dans la classe.
Mais cela ne semblait pas perturber Campanule.
- Où es-tu? criait-elle en se retournant pour regarder  autour d'elle. Tu vas regretter de t'en être prise à moi, Eglantine!
Perce-Neige se reposa alors près de Lucie et c'est à cet instant que Mme Potelet explosa.
- Campanule, arrête ça IMMEDIATEMENT !
Sa voix tonitruante fit sursauter Campanule qui ne bougea plus.
- Campanule, tu me déçois énormément, poursuivit l'institutrice au visage cramoisi de colère. Tu vas ranger ces tubes de peinture et remettre toutes les perles dans leurs pots tout de suite. Comment oses-tu te comporter de cette façon dans ma classe, jeune fille ?
Campanule baissa la tête et se mit à ranger les tubes de peinture en silence. Lucie vit une larme s'écraser sur l'un d'entre eux.
Lorsque les élèves retournèrent à leur collier, Eglantine sortit prudemment de sa cachette et vint se poser à nouveau sur l'évier. Les autres fées lui jetèrent un regard noir.
- Je ne voulais pas causer tant d'ennuis à Campanule, dit-elle d'une voix triste. J'étais vraiment très jalouse et je n'ai pas pu m'en empêcher. Je suis navrée.
- Et maintenant, nous n'avons plus le temps de trouver cette topaze, ajouta Marguerite sur un ton de reproche. Eglantine paraissait si désolée qu'aucunes d'entre elles ne put rester fâchée très longtemps.
- Désolée, Campanule, murmura Eglantine à son amie qui ne parut pas l'entendre.
Lorsqu'elle eut terminé avec la peinture, Campanule ramassa les perles, inspectant chacune d'entre elles avec attention. Peu après, Mme Potelet leur demanda de ranger leurs affaires, car il était bientôt l'heure de la sortie. Campanule n'eut alors d'autre de la sortie. Campanule n'eut alors d'autre choix que de les rassembler par poignées pour les remettre dans leurs pots. Ses yeux examinaient désespérément les tas de perles, mais elle ne trouva aucune topaze.
Les fées semblaient toutes aussi déprimées que Lucie. Leur chance de découvrir une autre pierre de naissance s'évanouissait.
A la fin du cours, Mme Potelet applaudit les efforts de chacun et tous les élèves l'imitèrent.
- Etant donné que Campanule n'était avec nous que pour la journée, elle peut garder son collier et le ramener chez elle. En revanche, nous allons accrocher les nôtres sur un panneau qui sera affiché dans la classe, il faut donc me rendre vos créations aujourd'hui.
L'un des garçons tenta vainement de cacher son épée dans son sac.
- Toi aussi, lui lança l'institutrice d'un ton sévère.
Lucie regarda Campanule, qui accrocha alors son magnifique collier autour de son cou, mais dont le visage n'exprimait aucune joie. Lucie était désolée pour elle, car Campanule avait fait preuve de beaucoup de courage en proposant de devenir humaine. L'expérience qui aurait dû être agréable avait tourné à la catastrophe : elle n'avait rien appris de Tiphanie, ni découvert une perle de topaze, et les ennuis s'étaient accumulés tout au long de la journée.

 

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 6 octobre 2008 

 

  Chapitre  6

Alors que tous les élèves traversaient la cour pour rejoindre leurs parents, les cinq amies firent un détour par les vestiaires. Campanule se laissa tomber sur un banc, le cœur lourd. Ses amis vinrent se poser près d'elle.
- Oh, je suis tellement désolée. J'ai tout raté, gémit Campanule.

Chacune des fées tentaient de la réconforter lorsque la porte des vestiaires s'ouvrit brusquement. Lucie et les fées plongèrent derrière le dos de Campanule pour se cacher, et quelqu'un entra. C'était bine la dernière personne qu'elles s'attendait à voir : Tiphanie !
 L'espace d'un instant, Campanule parut effrayée, se demandant quelles méchancetés cette petite peste s'apprêtait encore à dire ou à faire. Mais elle réussit à adopter une expression d'ennui.
- Qu'est-ce que tu veux. lui demanda-t-elle d'un air las.
- Je suis venue te dire que j'étais désolée d'avoir été méchante, répondit Tiphanie.
Campanule, qui n'en croyait pas ses oreilles, cligna plusieurs fois des yeux.
- Maintenant je t'aime bien, poursuivit-elle, en s'asseyant à coté d'elle. J'ai compris que tu adorais faire des bêtises, comme moi. C'était si amusant de t'entendre répondre des  idioties à Mme Potelet pour le débat sur la nourriture, puis quand tu a menti à propos de tes chevaux et aussi lorsque t'es mise à chanter si fort durant l'assemblée des élèves, juste pour être impolie. Mais le plus drôle, c'est quand tu a causé tout se désordre dans la salle d'arts plastiques. C'était génial.

- Je ne voulais pas...commença Campanule, avant d'être pincée par Lucie, cachée derrière son dos. Euh...Oui, c'est amusant de faire des bêtises, poursuivit-elle, espérant ainsi s'attirer la sympathie de Tiphanie.
- Tu trouves aussi? demanda Tiphanie avec un grand sourire. Mais tu n'es pas vraiment amie avec cette affreuse Lucie, n'est-ce-pas ?
Lucie sentit Campanule serrer les poings de colère, mais elle se rappela sa mission et sourit.
- Euh, non, c'est son ancienne école et la mienne qui ont tout arrangé. C'est seulement parce qu'elle a déménagé qu'on m'a proposé un échange adorable, heu, je veux dire épouvantable, tenta Campanule. Je ne connais même pas cette Lucie.
- Oh, elle ne t'intéresserait pas. Elle est tellement barbante, s'exclama Tiphanie, avant d'ajouter :
- C'est vrai ce que tu racontais en parlant de voler jusqu'à l'école?
- Euh....oui, car....en fait....
Campanule cherchait une réponse vraisemblable, comme le lui avait suggéré Lucie.
- ...Mon père est très riche et il possède un hélicoléoptère.
Lucie serra les dents, mais Tiphanie sembla y croire.
- Un hélicoptère, corrigea-t-elle, d'un air impressionné.
- Campanule saisit sa chance. Elle prit une profonde inspiration et dit:
- En parlant de ton père, le tien s'appelle Max Tournier, n'est-ce-pas? Quelqu'un m'a dit qu'il avait construit les maisons à l'extérieur du village.
Les fées échangeaient des sourires complices, alors même que Tiphanie se redressait fièrement.
- C'est exact, répondit-elle. Il continue d'ailleurs d'en construire d'autres. Il reste encore un terrain en friche avec un vieux chêne inutile dessus, et il a l'intention d'y faire bâtir une magnifique villa. Si je fais un gros caprice, il me laissera sans doute monter dans le bulldozer et abaisser le levier ! J'ai hâte de voir ce vieux bout de bois s'écrouler!
Campanule ne put retenir une exclamation de terreur, mais elle se ressaisit et poussa un second cri qui paraissait plus enthousiaste.
- et quand cela doit-il arriver. réussit-elle à demander sans grimacer.
- Je n'en sais rien, répondit Tiphanie. Papa dit que la date doit rester top secrète pour empêcher ces imbéciles de défenseurs de l'environnement de l'apprendre et d'organiser une manifestation.
- Bien sur, répondit Campanule.
- Bon, je dois partir, dit Tiphanie. Je vais faire des courses. Maman doit m'offrir une nouvelle robe. Probablement deux.
- Oh, oui. J'ai aussi l'intention de m'acheter d'autres vêtements, dit Campanule avec hésitation. Mais il faut d'abord que je me change. A bientôt.
Tiphanie ne se doutait évidemment pas qu'il fallait que Campanule se change en fée! Avec un grand sourire, Tiphanie lui proposa de revenir quand elle le voudrait et quitta la pièce.
Une fois la porte refermée, Lucie et les fées sortirent de leur cachette et sautèrent sur les genoux de Campanule.
- Bravo, Campanule, s'écria Perce-Neige. Nous savons maintenant que Max Tournier est bien notre coupable !

 

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 9 octobre 2008 

 

 Bon allez un petit de suite quand même ;-))))))))

- Il ne nous reste plus qu'à découvrir quand il projette d'abattre le chêne, ajouta Eglantine avec enthousiasme.
- Nous sommes vraiment fières de toi, Campanule, conclut Marguerite.
Campanule ne pouvait s'empêcher de sourire. Elle était plutôt fière, elle aussi!
- Malheureusement, nous n'avons pas trouvé la topaze, soupira-t-elle.
Mais si, intervint Perce-Neige.
Elle parlait si doucement, qu'au début, personne ne lui prêta attention.
- Nous avons la topaze, répéta-telle un peu plus fort, si bien que toutes se retournèrent vers elle, la bouche grande ouverte.

Avec un sourire, Perce-Neige plongea la main dans la poche de sa jupe de pétales violets et en tira une perle brune et scintillante.
Marguerite, Eglantine et Lucie se précipitèrent pour la serrer dans leurs bras.
- Oh, Perce-Neige, bien joué ! s'écria Campanule.
- Mais comment ...? commença Marguerite lorsqu'elle lâcha enfin son amie.
- Et quand? poursuivit Eglantine, époustouflée.
- Pendant que Campanule essayait de t'attraper, près de l'évier, je savais que je pourrais voler jusqu'au milieu de la pièce et chercher parmi les perles renversées, expliqua Perce-Neige.

Lucie lui fit un clin d'œil complice.
- C'était donc ça!
Perce-Neige sourit timidement.
- J'ai repéré cette perle et la couleur paraissait correspondre à celle de la topaze, alors je l'ai prise. La dispute entre Eglantine et Campanule nous a finalement été très utile!
- Mais nous ne nous disputions pas vraiment, déclara Eglantine. J'avais deviné que tu voulais chercher la perle et c'est pour cela que j'ai créé une diversion.
- Et j'ai fait semblant de m'énerver pour que tout le monde me regarde, et te donner ainsi le temps de trouver la bonne perle sans être vue, ajouta Campanule.
- Mais bien sur... Si vous le dîtes.
- Maintenant, il faut vite échanger nos places, rappela Lucie. Maman va m'attendre.

Bien sûr, elle était triste de perdre ses jolies ailes irisées, mais en songeant à sa mère qui l'attendait devant l'école, son regret fut vite oublié.
Campanule s'allongea sur le banc, et lorsque Perce-Neige eut saupoudré leurs mains de poudre de fées, elles pressèrent leurs paumes très fort.
Cette fois-ci, Lucie avait anticipé l'éclair, mais elle fut tout de même secoué. Puis de nouveau, un claquement retentit, qui la ramena à sa taille normale. Elle remua les bras, puis les jambes, alors que Campanule, redevenue une fée, voletait autour d'elle en faisant des pirouettes.
- C'est agréable d'être à nouveau moi-même! dirent-elles en même temps, ce qui fit rire les fées.
- Oh non, s'exclama Lucie en pointant son doigt en direction du cou de Campanule. Tu aurais dû enlever ma cravate- comment vais-je pouvoir expliquer ça à Maman?
Elle éclatèrent à nouveau de rire, et Campanule tendit à Lucie la minuscule cravate qu'elle noua autour de son poignet, comme un bracelet.
Puis Lucie se dépêcha de traverser la cour, les fées bien à l'abri dans la poche de son sac. Après un gros câlin, elle entraîna rapidement sa maman loin de l'école, avant que quelqu'un de sa classe ne puisse la remarquer et s'étonner de sa présence! Sur le chemin du retour, sa maman lui demanda comme s'était passée sa journée. Lucie dit d'un air mystérieux :
- Pendant le cours de danse, j'ai eu l'impression de voler.
Maman serra sa main dans la sienne.
- J'ai toujours voulu voler, dit-elle. Tu imagines, chérie? S'élever, tourbillonner et danser dans les airs? Est-ce que ça serait pas merveilleux ?
- Absolument merveilleux, répéta Lucie, tout en sourire en se remémorant son souvenir secret.
 

La suite demain ???? bisous à la princesse - Bordeaux le 14 octobre 2008  

La suite ;-))

Une fois rentrée à la maison, Lucie grimpa les escaliers quatre à quatre pour ranger la  perle de topaze bien soigneusement dans sa boîtes à bijoux, avec l bague en grenat. Plus que dix pierres de naissances à trouver et elles pourraient sauver l'arbre !

Après un goûter bien méritée qu'elle partagea avec sa maman(sauter le déjeuner lui avait donné une faim de loup), composé de jus de pomme et d'une part de gâteau à la carotte, elle se dépêcha de rejoindre la maison des fées.

Il lui fallut d'abord rapetisser( mais sans les ailes cette fois) avant de pouvoir entrer. Cependant, personne ne semblait là pour l'accueillir.
- Il y a quelqu'un? appela t-elle
Toujours rien.
Puis une voix qui venait de l'étage.
- Cache-cache! Et c'est toi qui nous cherches !
Lucie rit puis grimpa bruyamment les escaliers.
- Attention, j'arrive !
Il ne lui fallut pas longtemps pour trouver les fées, qui avaient un mal fou à se tenir immobiles ou à rester silencieuses.
 

La suite et fin du livre .   OUINNNNN !! je veux la suite !! .... et toi aussi ????? donc Véro va la trouver ! nana !

 

 

Elle tira rapidement Campanule du fond de la baignoire, fit descendre Perce-Neige de l'armoire, découvrit Eglantine sous un lit et sortit Marguerite qui s'était contorsionnée dan le placard de la cuisine.

Après avoir terminé d'autres jeux, les cinq amies s'allongèrent toutes les unes à cotés des autres sur la couverture à pois du lit de Campanule et laissèrent leurs têtes pendre dans le vide.

- J'aurais bien aimé grandir moi aussi, dit Marguerite en soupirant. Je n'en ai parlé parce que je craignais de causer des ennuis, mais ça avait l'air tellement amusant _ surtout le cours de danse.

- Je crois que nous aurions toutes voulues participer, ajouta Perce-Neige sur un ton de
   regret.
- Je sais, s'écria Eglantine. Nous pourrions faire notre propre cours de danse ici !
- Bonne idée, lança Campanule en riant. Et cette fois-ci, je ne me ferais pas mettre au coin!
- Peut-être que si, lui lança, Eglantine
- Non, ça n'arriveras pas, répliqua Campanule. Parce que cette fois-ci, c'est moi le professeur et je ne mettrais personne au coin, na !
 

Toutes les cinq se dirigèrent vers le centre de la pièce en riant et déplacèrent le canapé aux coussins en pétales de rose et les tapis de pissenlits contre les murs. Eglantine se mit au piano enchanté, Campanule joua le rôle du professeur et Lucie et les fées firent des pas promenades, des gigues et des quadrilles, des pirouettes et des voltiges, des entrechats et des virevoltes...jusqu'à l'heure du dîner !:
 

OUINNNN !!! j'ai fini !!!!!!!!

Maintenant le but du jeu, c'était qu'à la fin de l'histoire tu étais chez toi !

donc c'est pour ..... OUAIS mais bon les Hôpitaux, ils respectent pas la paroles des hommes ! nana !

Je t'aime la princesse ! et promis ( si ma bouche me le permet! lol) je te raconterais de vive voix la fin de cette belle histoire !

 

SUITE BIENTOT !!!!